Juan (Sarkofrance): Je ne lirai plus le Canard Enchaîné comme avant

Publié le par lecanardapoil

Un billet à lire sur le blog de Juan, les Coulisses de Sarkofrance.
" J’ai lu “
Le Vrai Canard” de Karl Laske, journaliste à l’excellent “Contre-Journal” de Libération, et Laurent Valdiguier, qui joue la “taupe” chez Paris Match.

C’est une lecture éprouvante, pour qui aime Le Canard Enchaîné. Sans être naïf, on sait bien que l’obtention d’informations privilégiées suppose quelques concessions avec l’éthique ou la morale. On se doutait aussi que Le Canard Enchaîné bénéficie davantage de délations que d’investigations au long cours.

Mais il ne s’agit pas que de cela. La réalité est toute autre.

Le Canard se fait consciemment manipuler. Par les uns, par les autres. Le Canard s’est pris au piège de son positionnement. Comme nombre de journaux, la maxime fameuse “qui trahit ses sources les tarit” est devenu fumeuse. Le journal n’a plus de recul avec certaines d’entre elles. la manipulation sarkozyste à l’oeuvre en est gênante. Nous étions nombreux à nous demander pourquoi le Canard a si vite arrêté de relancer les affaires fiscales de Sarkozy à Neuilly Sur Seine, ses entrepreneurs complaisants, ses plus-values immobilières si rapides. Jacques Chirac et son prétendu compte japonais n’a pas eu cette indulgence.

Le Canard réécrit toutes ses citations. Il paraît qu’il y a même des rewriters pour cela.

Le Canard a une gestion sociale déplorable. Le journal le plus riche de la presse française est une société opaque, où les droits élémentaires des salariés semblent respecter de manière anecdotique.

Je ne vous ferais pas la revue détaillée de l’ouvrage, car d’autres s’en sont chargé.

Cette enquête a ses dommages collatéraux. Ainsi Bakchich, que je lis très régulièrement, a-t-il été créé par un ancien du Canard que le livre épingle. Nicolas Beau, c’est son nom, s’est entêté à trouver, puis inventer d’après les auteurs, un compte en banque japonais secret de Jacques Chirac. Affaire fumeuse. J’apprécie souvent Bakchich.

Lecteur déçu. "

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